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> le printemps des poètes : le printemps s’essouffle, les roses aussi ✎ Annie Birkemeier

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(N’est pas Gérard de Nerval qui veut. Mais qui ne tente rien...)

Les heures sont des fleurs l’une après l’autre écloses.
Cueillez-les comme on cueille les roses du parc ;
Faites vite, car veille le gardien morose
Caché sous la statue d’Amour tendant son arc.

Comme de la rose ne restent que pétales
Que le temps destructeur se plaît à outrager,
Ne reste de l’heure qu’un souvenir étale :
Sachez qu’il est toujours trop tard pour regretter...

S’il plaît au souvenir de se montrer loquace
Soyez-en le gardien discret et ténébreux,
Avares, jouissez-en comme d’un bien fugace ;
Le malheur jamais ne se montre impécunieux.

Les myrtes et les bruyères à l’ombre des bois
N’incitent plus les nymphes à se cacher, ravies,
Du Satyre à l’affut, telles biches aux abois :
Ne cédez à la peur et vivez votre vie.

Le vin, ce sang nouveau, sur la lèvre versé,
Rendez-le complice des secrètes mémoires : 
Tel un puissant remède à l’oubli du passé,
Plus que relique surannée, précieux grimoire.


Annie Birkemeier : Dimanche, 12/04/2020

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